Haïti : le CPT dans l’impasse – l’Accord Montana dénonce une transition qui a échoué
À quelques semaines de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue le 7 février 2026, l’Accord Montana frappe fort. Me Iswick Théophin et Me Saint Louis Kesnail Joseph dénoncent une gouvernance catastrophique, accusant le CPT d’avoir plongé le pays dans le chaos économique et sécuritaire, avec une inflation incontrôlable et des gangs qui règnent sur de larges portions de l’aire métropolitaine.
Installé en avril 2024 sous le soutien de la CARICOM, le CPT devait assurer une transition de deux ans après l’assassinat de Jovenel Moïse. Mais selon ses détracteurs, la mission a échoué, malgré la présence de Fritz Alphonse Jean, représentant de l’Accord Montana et président tournant du collège présidentiel de mai à août 2025. Les mesures clés, comme le « budget de guerre » contre les gangs, n’ont pas produit de résultats, tandis que l’éducation s’effondre et que la crise des déplacés s’aggrave.
Les critiques internationales se multiplient : la CARICOM et le Groupe des Éminentes Personnalités rappellent que le mandat du CPT expire de manière irrévocable, et que le pays doit rapidement trouver un compromis pour éviter un vide institutionnel. Sur les réseaux sociaux, l’Accord Montana dénonce également les scandales financiers, dont ceux liés à la Banque Nationale de Crédit, et les divisions internes du CPT.
Pour ses détracteurs, cette transition n’a été qu’une illusion de stabilité, et Haïti risque désormais une nouvelle phase d’incertitude si aucune solution politique sérieuse n’est trouvée. La crise reste avant tout politique, et seule une refondation profonde pourrait inverser la trajectoire du pays.




