Sécurité : les autorités haïtiennes affichent une nouvelle posture offensive
Port-au-Prince, 25 janvier 2026.
Dans un contexte marqué par la persistance de la violence armée et l’emprise des gangs sur plusieurs zones stratégiques du pays, les autorités haïtiennes cherchent à imposer une nouvelle dynamique sécuritaire. Le pouvoir en place affirme avoir engagé une phase décisive dans la reconquête de l’autorité de l’État.
Cette volonté s’est traduite, ce week-end, par une visite conjointe des plus hautes autorités nationales à la Direction Départementale de l’Ouest de la Police nationale d’Haïti (DDO-1). Le Président du Conseil Présidentiel de Transition, accompagné du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Patrick Pelissier, et du haut commandement de la PNH, a tenu à marquer sa présence aux côtés des forces de l’ordre engagées sur le terrain.
Selon des sources officielles, cette démarche vise à resserrer la coordination opérationnelle et à maintenir la pression sur les groupes armés. Au cours des dernières vingt-quatre heures, plusieurs interventions policières musclées ont été menées dans des zones sensibles du département de l’Ouest, notamment à Bel-Air et Delmas 4, dans le cadre d’une stratégie offensive soutenue par la Task Force.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette démonstration d’unité entre les autorités civiles et policières envoie un message politique clair : l’État entend reprendre l’initiative et ne plus céder du terrain face aux réseaux criminels. Les responsables affirment que cette offensive s’inscrit dans une vision à moyen terme visant à rétablir durablement l’ordre public.
La question sécuritaire reste en effet étroitement liée aux enjeux électoraux de 2026. Les autorités reconnaissent que le retour de la sécurité constitue un préalable incontournable à l’organisation d’élections crédibles et au rétablissement de la légitimité institutionnelle.
Si les résultats concrets de ces opérations restent encore à consolider, le discours officiel se veut ferme et résolu. L’État assure que la lutte contre l’insécurité est entrée dans une phase déterminante et que la restauration de l’autorité publique demeure une priorité absolue.



