Transition haïtienne : les femmes disent “Assez de l’exclusion”
Port-au-Prince, 7 février 2026 – Alors que le pouvoir exécutif passe officiellement du Conseil Présidentiel de Transition au Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé, la coalition FANM YO DESIDE monte au créneau pour dénoncer l’exclusion persistante des femmes dans les décisions politiques. Dans un pays où la sécurité reste fragile et où les inégalités sont profondément enracinées, la coalition insiste : les femmes doivent occuper une place centrale dans la transition.
Selon FANM YO DESIDE, cette nouvelle étape représente une occasion unique de redéfinir la gouvernance en Haïti. Pour la coalition, la parité hommes-femmes n’est pas une question secondaire : elle est une obligation constitutionnelle et un engagement international. « La transition ne peut être crédible si elle ignore la moitié de la population », affirment ses responsables.
La coalition appelle le gouvernement à engager un dialogue franc et inclusif avec toutes les forces vives du pays, afin que les décisions prises reflètent réellement les besoins de la population. Au-delà de la représentation, FANM YO DESIDE insiste sur la protection des droits des femmes et des filles, notamment dans un contexte marqué par l’insécurité et la montée des violences.
Pour la coalition, l’inclusion des femmes ne relève pas seulement de la justice sociale : c’est un facteur clé de stabilité, de résilience et de développement économique. Les militantes rappellent que les femmes jouent un rôle déterminant dans la cohésion sociale, dans les initiatives communautaires et dans la reprise économique du pays.
FANM YO DESIDE affirme sa mobilisation continue, prête à collaborer avec le gouvernement et à suivre de près l’évolution de la transition, afin de garantir que la parité devienne une réalité et non une promesse.






