Le RANFOR clarifie sa position et dénonce des dérives dans la conjoncture nationale
Port-au-Prince, 21 février 2026.
Le Rassemblement National des Forces Organisées (RANFOR) a publié un document de clarification afin d’éclairer l’opinion publique sur sa position face à la crise politique actuelle et sur des différends internes liés à sa représentation officielle.
Selon le document, cette structure, qui affirme regrouper une trentaine d’organisations politiques et de la société civile, a été créée dans un climat de turbulence profonde, marqué par une instabilité politique persistante à l’approche du 7 février 2026. Elle indique vouloir contribuer à la recherche de solutions à la crise nationale, notamment à travers des propositions de médiation et de dialogue inclusif entre les différents acteurs politiques et sociaux, en vue d’établir une gouvernance consensuelle.
L’assemblée générale affirme être la seule instance habilitée à désigner les représentants officiels du regroupement. Dans cette optique, elle rejette toute initiative ou déclaration faite, selon elle, sans mandat collectif, dénonçant des actes assimilés à une usurpation de qualité et à une instrumentalisation de l’organisation à des fins personnelles.
Le document souligne que certaines prises de position auraient été adoptées dans l’opacité, sans consultation de la majorité des organisations fondatrices, ce qui constituerait une entorse aux principes de gouvernance démocratique interne ainsi qu’au droit de participation des membres.
Le regroupement exprime également de fortes réserves à l’égard d’un projet présenté comme un pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, qu’il considère comme un mécanisme susceptible d’aggraver la crise plutôt que de la résoudre.
Il rappelle son attachement aux dispositions de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987 amendée, notamment l’article 284.3 interdisant toute modification constitutionnelle par voie référendaire, soulignant que toute démarche en ce sens serait contraire à la loi.
La structure condamne par ailleurs ce qu’elle qualifie de manœuvres dilatoires et irresponsables attribuées à certains acteurs qu’elle juge dépourvus de légitimité, estimant que ces actions risquent d’affaiblir davantage les institutions républicaines et d’accentuer l’instabilité du pays.
En conclusion, l’organisation lance un appel à l’engagement citoyen pour la défense de la souveraineté nationale et la construction d’un État stable, juste et démocratique, à Port-au-Prince comme dans l’ensemble d’Haïti.



