Le Protecteur du Citoyen Jean Wilner Morin sommé de présenter des excuses publiques à Me Inel Torchon
Port-au-Prince, avril 2026 — Après près de sept années de procédure et de contestations, Me Inel Torchon a officiellement adressé une sommation en excuses publiques à l’encontre de Me Jean Wilner Morin, actuel Protecteur du Citoyen en Haïti, à la suite de la publication d’un rapport du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) daté du 8 avril 2026.
Une démarche fondée sur les conclusions du CSPJ
Selon les informations contenues dans la sommation, Me Inel Torchon affirme que le rapport du CSPJ n’aurait retenu aucune faute disciplinaire ou manquement professionnel à son encontre dans le cadre des procédures initiées en 2019.
Sur cette base, il estime que les accusations, soupçons et démarches ayant conduit à son exposition publique seraient désormais dépourvus de fondement juridique.
Une demande de réparation morale et de rectification publique
Dans ce contexte, Me Inel Torchon exige que Me Jean Wilner Morin, en sa double qualité d’ancien président de l’ANAMAH et de Protecteur du Citoyen, procède à la présentation d’excuses publiques formelles, à la reconnaissance officielle de l’absence de faute retenue à son encontre, ainsi qu’à la demande de rectification auprès des médias ayant relayé les informations initiales.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une logique de réparation du préjudice moral et professionnel subi à la suite de la diffusion de l’affaire.
Référence au rapport du CSPJ
Le différend s’appuie notamment sur un document attribué au CSPJ, qui rappelle des éléments d’incompatibilité statutaire au moment des faits, liés notamment aux dispositions de la loi du 27 novembre 2007 portant statut de la magistrature.
Toutefois, la partie requérante soutient que ces éléments ne sauraient justifier les accusations initiales ayant porté atteinte à sa réputation.
Enjeu juridique du contentieux
Cette affaire soulève plusieurs questions de droit, notamment la responsabilité institutionnelle dans le déclenchement ou le soutien d’une procédure d’enquête, la portée juridique d’un rapport administratif ultérieur sur des accusations antérieures, le droit à la réparation du préjudice moral en cas d’atteinte à la réputation professionnelle, ainsi que l’obligation éventuelle de rectification publique après clarification d’une situation administrative.
Une affaire à forte dimension institutionnelle
Au-delà du cas personnel, ce dossier met en lumière les tensions persistantes entre acteurs du système judiciaire haïtien, ainsi que les défis liés à la gestion des procédures disciplinaires et à la protection de la réputation des magistrats.
Aucune réaction officielle récente de Me Jean Wilner Morin ou de l’institution du Protecteur du Citoyen n’a encore été rendue publique à ce stade.



